Légion d’Honneur Civile Hongroise, 2014

Le Cercle Ars Humanica Hungarica, créé par des notabilités intellectuelles de la société hongroise en 2011, a décerné pour la troisième fois en 2014, l’Année du Courage Civique, les décorations de la Légion d’Honneur Civile Hongroise, comme l’appreciation symbolisant les valeurs principales de la société de libre esprit, pour ceux qui ont représenté également les valeurs de l'humanité et le courage civique.

Gábor Görgey

Après la cérémonie d’ouverture, l’écrivain Gábor Görgey a tenu un discours exprimant son espoir personnel de pouvoir témoigner que l’Honneur sera un jour reconnu dans ce pays.

Le poète Zoltán Sumonyi commemora la famille Batthyány dont un membre illustre fut le premier ministre martyr du premier gouvernement autonome hongrois  dont la date anniversaire, le 10 février, est celle de la cérémonie.

Ensuite Béla Pomogáts, historien litéraire, résuma son texte sur ses pensées de la présence de la société civile, en concluant qu’il est préferable d'être un individu civil (citoyen) plutôt qu’un vassal d’un parti politique.

Béla Pomogáts

Puis la jeune actrice Éva Pasqualini récita le poëme emblématique sur le premier courage humain du poëte Endre Ady: Le Batteur du Feu.

Un des prix de cette année revient aux hommes distingués (Zoltán Sz. Bíró, historien, Gábor Deák, editeur, Gábor Iványi, pretre méthodiste, Rudolf Ungváry, écrivain) qui allèrent en pélérinage, en octobre 2012, à Jerevan, capitale d’Arménie, à leurs risques et frais, pour demander pardon au peuple arménien, au nom du peuple hongrois, pour l’extradition par le gouvernement hongrois de l’assassin azéri Ramil Sahib Safarov, qui tua dans son sommeil avec une hachette son camarade et compagnon de chambre arménien, Gurgen Margaryan. Les pélerins espéraient également, par cette action, détendre la tension existant depuis cette époque entre l'Arménie et la Hongrie, et ainsi rétablir l’honneur de la nation hongroise.

Tamás Fabiny

Un hommage leur a été rendu par Tamás Fabiny, évêque Lutheriain, qui mentionna les 1700 ans du christianisme arménien, ainsi que le courage des femmes qui visitèrent la tombe de Jesus Christ le troisieme jour.

L’autre prix revint à Ildikó Harmathy, la créatrice et coordinatrice du marché des agriculteurs et bio-producteurs locaux, ayant simultanément un agora civique à Káptalantóti (au nord du lac Balaton). Les donateurs voulaient reconnaitre le courage et la lutte civique representés par cette entreprise à but humanitaire pratique, qui en dépit de l’orgueil du pouvoir, produit subsistence pour des centaines et plaisir pour des milliers de personnes.

Cet engagement déterminé a été loué avec enthousiasme par l’acteur Géza Hegedüs D. qui a nommé en elle la Grande Dame de Courage Civique.

Finalement, les participants ont vivement apprécié l'oeuvre bien choisie du musicien Aram Khachaturian: Trio pour clarinette, violon et piano joué par le pianiste Paul Gulda (Vienne), la clarinettiste Emőke Szatmári et la violoniste Elvira Vucurevic  (deux étudiantes de l’Académie de Musique de Budapest).